La Grainothèque de Lisses

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Sommaire

Qu'est-ce que c'est ?

Où la trouver ?

Comment procéder ?

Objectifs

Sources

 

Qu’est-ce que c’est ?

La grainothèque permet l’échange continu de semences hors du système marchand. Basée sur le troc, elle se remplit et se vide selon les graines que déposent ou prennent (pas obligatoirement en même temps) les utilisateurs. Cette notion d’échange (et non de gratuité) est nécessaire au bon fonctionnement et à la pérennisation de toute grainothèque. On peut échanger en des temps différés en se basant sur la confiance envers autrui : une personne peut ainsi prendre des graines au moment où elle en a besoin et s’engager moralement à en rapporter quand elle en aura elle-même à partager.

 

Où la trouver ?

- Accueil de la Mairie

- Pôle environnement

- ALSH

- Service culture

 

Quelles graines y déposer ?

- Semences non hybrides F1

- Pas d’utilisation de pesticides

- Eviter l’utilisation d’engrais chimiques

 

Comment procéder ?

Vous trouverez sur place une boîte avec des petites enveloppes de graines, ainsi que des enveloppes vides afin de mettre seulement les graines dont vous avez besoin. Chaque personne est invitée à renseigner le cahier de suivi de la grainothèque pour indiquer les graines échangées, et autres informations demandées.

Il est très important de bien faire sécher ses graines avant de les ensacher, noter la variété, lieu et date de récolte, et quelques conseils pratiques (période de semis, etc...).

 

De nombreux tutoriels existent sur internet pour apprendre comment récolter les graines des différentes plantes :

 

Les objectifs de la grainothèque

 

Maintenir la biodiversité et protéger l’environnement

La grainothèque offre une alternative à l’achat de graines auprès de semenciers industriels, elle participe à la sauvegarde de la biodiversité. Les trocs de graines donnent accès à tous au patrimoine végétal, permettant de diffuser et de conserver des espèces variées qui favorisent l’activité des insectes pollinisateurs.

De plus, le fait de récolter ses propres semences permet de sélectionner les variétés réellement adaptées au terroir. Les graines de variétés régionales, rustiques et reproductibles sont mieux adaptées au biotope local, plus résistantes, elles ne nécessitent pas l’utilisation de techniques qui détruisent l’environnement (arrosage massif, engrais chimiques).

 

Favoriser l’accès à une alimentation saine pour tous

Alliés au développement des jardins collectifs et urbains, la production de ses propres semences et leur échange participent à l’autonomie alimentaire et favorisent les circuits courts. De plus, les produits issus de graines locales non hybrides F1 offrent généralement une qualité bien meilleure que celle des produits industriels standardisés. Ils sont souvent plus riches en nutriments et permettent de retrouver des goûts différents ou nouveaux.

 

Développer les liens sociaux

La grainothèque crée des opportunités de rencontres et d’échange de savoir, savoir-faire et expérience. Ces échanges informels ont autant d’importance que les échanges de graines. Le troc étant une pratique accessible à tous, la grainothèque peut être un endroit de rencontres entre personnes de catégories sociales différentes et donc un véritable outil de mixité sociale.

 

Sensibiliser les citoyens à la lutte pour la liberté d’échanger et de produire ses semences

L’échange de graines et la récolte de ses propres semences sont des pratiques qui existent chez les paysans et les jardiniers depuis des millénaires. Or celles-ci sont aujourd’hui menacées par l’évolution de la législation (interdiction pour les professionnels de récolter leurs propres semences pour la majorité des variétés inscrites au catalogue officiel) et par l’inondation du marché des semences par les hybrides F1 qui donnent des plantes aux graines dégénérescentes.

La grainothèque permet de lutter pour la liberté des semences et pour le maintien de notre autonomie alimentaire.

 

Dans le Catalogue Officiel des Espèces et Variétés répertorie les variétés autorisées à la vente, seules les variétés dites à « haut potentiel de rendement » ont leur place. Ces semences industrielles sont pour la plupart adaptées aux engrais chimiques, à la mécanisation, aux pesticides et à l’irrigation intensive et en sont dépendantes. En plus d’entrainer des pratiques agricoles destructrices de l’environnement, ce mode de sélection et d’inscription au catalogue officiel entraine une réduction de la biodiversité. Ainsi, de nombreuses variétés n’ayant pu être inscrites ont disparues : de 1930 à 1965 le nombre de variétés de blés certifiées est passé de 400 à 65, et il en va de même pour d’autres espèces. L’environnement et la biodiversité sont donc aujourd’hui menacés par le fonctionnement de l’industrie des semences.

 

Sources :

www.partageonslesjardins.fr

www.confederationpaysanne.fr

www.grainesdetroc.fr

www.jardinier-amateur.fr