Police municipale

La Police Municipale œuvre quotidiennement au service des habitants afin de garantir la tranquillité, la sécurité et la salubrité publiques sur l’ensemble du territoire communal.

Placés sous l’autorité du Maire, les agents de la Police Municipale assurent une présence de proximité, fondée sur l’écoute, la prévention et la réactivité. Leur action vise à renforcer le lien de confiance avec les administrés et à améliorer le cadre de vie de tous.

Lors des conseils municipaux des 8 et 11 décembre 2025, une nouvelle mise en commun de moyens de la police municipale entre Lisses et Évry‑Courcouronnes a été adoptée.

La convention a été signée le 15 janvier 2026. Elle traite comme suit :

Les interventions seront réparties tout au long de l’année en fonction des besoins identifiés :

  • Plus de prévention

La police municipale d’Évry‑Courcouronnes pourra intervenir à Lisses de jour comme de nuit, y compris les week‑ends et jours fériés en appelant directement le 01 69 11 10 68.

  • Plus de surveillance et d’anticipation

Cette coordination permettra d’intervenir plus rapidement pour éviter qu’un événement ne prenne de l’ampleur grâce à la visualisation des caméras en direct par le Centre Urbain de Surveillance situé à Évry-Courcouronnes.

  • Plus de renfort et de protection

Des renforts pourront être mobilisés si des situations sensibles surviennent afin de rétablir au plus vite la tranquillité publique attendue par les habitants.

Cette convention marque une étape importante pour renforcer la prévention tout en garantissant une gestion rigoureuse des ressources communales.

Attention : en dehors des heures d’ouverture de la Police Municipale, veuillez contacter la Gendarmerie Nationale (17) pour signaler les incivilités et nuisances que vous constatez.

Des missions de prévention et de proximité

La Police Municipale intervient en amont pour prévenir les incivilités et les troubles à l’ordre public. Par des patrouilles régulières, à pied ou véhiculées, les agents veillent au respect des règles de vie collective et apportent assistance et conseils à la population.

La sécurité et la tranquillité publiques

Les agents participent à la sécurisation des espaces publics, des établissements scolaires, des manifestations communales et des événements locaux. Ils contribuent à la lutte contre les nuisances sonores, les troubles de voisinage et les comportements dangereux.

Le respect des règles et des arrêtés municipaux

La Police Municipale est chargée de faire respecter les arrêtés municipaux et les textes législatifs, notamment en matière du code de la route, du stationnement, de la circulation, d’occupation du domaine public et de propreté urbaine.

Une collaboration étroite avec les partenaires de la sécurité

En coordination avec la Gendarmerie et les autres services municipaux, la Police Municipale de Lisses participe activement à la politique locale de sécurité et de prévention de la délinquance.

Par sa présence quotidienne et son engagement, la Police Municipale de Lisses s’inscrit comme un acteur essentiel du bien-vivre ensemble et de la qualité de vie sur la commune.

Sur place, vous pouvez effectuer diverses démarches administratives telles que :

  • inscription à l’opération tranquillité vacances
  • déclaration de main courante
  • demande d’autorisation de débits de boissons et licences de restauration (demandes à faire 15 jours à l’avance)
  • déclaration de détention de chiens 1re et 2e catégorie
  • demande d’enlèvement de véhicule pour destruction
  • demande d’autorisation d’occupation du domaine public (demandes à faire 15 jours à l’avance)
    • benne
    • échafaudage
    • stationnement de camions de déménagement

https://lisses.portailcitoyen.eu/

La vidéoprotection répond aux besoins des habitants de se sentir en sécurité. Cette technologie propose aux forces de l’ordre un moyen d’étude et de résolution d’infractions liées aux personnes ou aux biens.

Retrouvez le règlement concernant le traitement des données personnelles du système de vidéoprotection dans « documents utiles »

 

 

Depuis le 9 janvier 2018, chaque agent de la Police Municipale est équipé d’une caméra piéton. Cet outil permet ainsi la sécurisation de leurs interventions, de constater les infractions et de collecter des preuves dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Les caméras sont déclenchées par le policier municipal à chaque intervention pouvant donner lieu à contestation, outrage, menace. L’agent doit alors prévenir son interlocuteur qu’il va être filmé.

Finalités du traitement

  1. Prévention des incidents au cours des interventions des agents de police municipale intercommunale
  2. Constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs par la collecte de preuves
  3. La formation et la pédagogie des agents de la police municipale

Base légale

La base légale du traitement est l’intérêt légitime.

Durée de conservation des images

1 mois à compter du jour de leur enregistrement hormis le cas où des enregistrements sont utilisés dans le cadre d’une procédure judiciaire, administrative ou disciplinaire.

Les destinataires des données personnelles

Peuvent accéder aux données, dans la limite de leurs attributions respectives et leur besoin d’en connaître :

  • Le responsable du service de la police municipale ;
  • Le responsable adjoint de la police municipale ;

Seules ces mêmes personnes peuvent procéder à l’extraction de données, pour les besoins exclusifs d’une procédure judiciaire, administrative, disciplinaire ou dans le cadre d’une action de formation des agents.

Peuvent être destinataires de tout ou partie des données, dans la limite de leurs attributions respectives et de leur besoin d’en connaître dans le cadre d’une procédure judiciaire, administrative, disciplinaire ou dans le cadre d’une action de formation des agents :

  • Les officiers et agents de police judiciaire de la police nationale et de la gendarmerie nationale ;
  • Les agents des services d’inspection générale de l’État ;
  • Le/la maire en qualité d’autorité disciplinaire, ainsi que les membres des instances disciplinaires et les agents en charge de l’instruction des dossiers présentés à ces instances ;

Responsable du traitement des images

La demande d’accès doit être adressée au responsable de la police municipale par courrier :

Police Municipale de Lisses

24 rue des Malines

91090 Lisses

France

Toutefois, il peut être refusé pour les motifs suivants : sûreté de l’État, défense, sécurité publique, lors d’une instruction judiciaire en cours ou pour protéger le secret de la vie privée d’autres personnes.

Réclamation auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL)

Si vous estimez, après nous avoir contacté, que vos droits « Informatique et Libertés » ne sont pas respectés, vous pouvez adresser une réclamation à la CNIL https://www.cnil.fr.

Vos droits « Informatique et libertés »

Conformément à la réglementation en matière de protection des données à caractère personnel (loi du 6 janvier 1978 modifiée et Règlement Général sur la Protection des données n°2016/679), vous pouvez exercer vos droits d’accès aux données, de rectification ou de limitation.

Pour toute information ou exercice de vos droits sur les traitements de vos données personnelles gérées par la commune, vous pouvez contacter son délégué à la protection des données (DPD) : dpd@cigversailles.fr.

Les agents de notre Police municipale organisent des ateliers de prévention et des actions de sensibilisation aux risques routiers.

Les agents interviennent également dans les classes de CM2 dans le cadre de la prévention routière.

Sont interdits de jour comme de nuit, sur l’ensemble de la commune de Lisses, tous bruits causés sans nécessité ou dû à un défaut de précaution et susceptible de troubler la tranquillité des habitants,

  • Les établissements ouverts au public doivent prendre toutes mesures utiles afin que les bruits ou vibrations émanant de leurs locaux ne soient pas gênants pour le voisinage et les habitant des immeubles concernés après 21h30 et jusqu’à 8h30 du matin,
  • Les bruits sur le domaine public sont interdits notamment les publicités par cris ou par chants, les émissions vocales ou musicales, l’emploi d’appareils ou de dispositif de diffusion par haut-parleurs, trompes, pétards, artifices, arme à feu,…
  • Les livraisons sur la commune sont interdites de 22h à 6h du matin, avec une tolérance à 5h du matin pour certains commerces,
  • Les véhicules automobiles et les deux roues à moteur ne doivent pas émettre de bruits susceptibles de causer une gêne aux usagers de la route et aux riverains,
  • Les ateliers et les commerces de nature diverse : entrepreneurs, artisans et ouvriers exerçant des professions qui exigent l’emploi d’appareils, instrument et outils susceptibles d’occasionner un bruit intense doivent interrompre leur travaux en toutes saisons de 20h à 7h du matin, ainsi que les samedis après-midi, dimanche et hors fériés,
  • Les locaux d’habitation et entreprises, bruits interdit de 22h à 7h du matin, ainsi que les dimanches et jours fériés,
  • Les travaux de jardinage sont autorisés de : 8h00 à 12h et de 14h à 19h les jours ouvrables – de 9h à 12h et de 14h à 19h les samedis – de 10h à 12h les dimanches et jours fériés,
  • Les travaux de bricolage sont autorisés de : 8h00 à 12h et de 14h à 19h les jours ouvrables – de 9h à 12h et de 14h à 19h les samedis – de 10h à 12h les dimanches et jours fériés,
  • Animaux domestiques : les propriétaire ou possesseurs d’animaux sont tenus de prendre toutes mesures propres à préserver la tranquillité des voisins.

Pour plus de détails : Consulter l’arrêté municipal 128-2025

Vous souhaitez partir en vacances l’esprit tranquille ? Avec l’opération tranquillité vacances une patrouille passera plusieurs fois par semaine en effectuant, si vous le désirez, le tour des jardins pour les pavillons.

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Faites enlever gratuitement votre véhicule pour destruction. 

Conditions : 

  • Être domicilié à Lisses ;
  • Le véhicule doit être stationné sur le domaine public de la ville ;
  • Le véhicule doit être roulant (4 roues et son volant) ;
  • Seul le propriétaire du véhicule peut faire les démarches et signer les documents. 

Pour bénéficier de ce service, présentez-vous au poste de la Police municipale. 

Fiche pratique

Travail en prison

Vérifié le 01 janvier 2023 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice

Depuis le 1er mai 2022, la personne détenue qui souhaite travailler doit demander à être classée au travail par l'administration pénitentiaire. Le détenu classé au travail peut être recruté par le service général de la prison ou par une entreprise extérieure. Le recrutement se fait via un contrat d'emploi pénitentiaire. Ce contrat garantit les droits du détenu travailleur en ce qui concerne la rémunération, les conditions de travail, le licenciement et la protection sociale.

Obligation de classement et d'affectation

Pour avoir le droit de travailler, le détenu doit être classé au travail et affecté sur un poste par l'administration pénitentiaire.

Chaque personne détenue peut demander à être classée au travail.

Le détenu classé au travail peut ensuite demander à être affectée sur un poste de travail.

Avant de demander à être classée au travail, la personne détenue peut bénéficier d'une découverte en milieu professionnel au sein de l'établissement pénitentiaire.

Cette opération peut lui permettre de découvrir un métier ou un secteur d'activité, de confirmer un projet professionnel ou de d'initier une démarche de recrutement.

Cette découverte en milieu professionnel a une durée maximale de 5 jours.

Elle peut être décidée par l'un des services suivants :

  • Service pénitentiaire d'insertion et de probation
  • Structure d'insertion par l'activité économique
  • Entreprise adaptée pour les travailleurs handicapés
  • Service de l’État chargé de développer le travail et l'insertion professionnelle des personnes placées sous l'autorité de la justice

Procédure

La demande de classement au travail et la demande d'affectation sur un poste se font par lettre adressée au chef de l'établissement pénitentiaire.

Décision sur le classement au travail

La décision par laquelle le chef de l'établissement pénitentiaire se prononce sur une demande de classement doit être notifiée à la personne détenue.

Cette décision doit présenter les motifs sur lesquels le chef de l'établissement s'est basé pour la prendre.

La décision peut par exemple être motivée par la nécessité de maintenir le bon ordre et la sécurité de l'établissement.

Décision sur l'affectation

La décision d'affectation est prise par le chef de l'établissement pénitentiaire. Il tient compte du choix effectué par l'entreprise qui propose le travail et des motifs liés au bon ordre et à la sécurité de l'établissement.

Si la décision est favorable, elle se traduit par la signature du contrat d'emploi pénitentiaire.

Si la décision est négative, elle doit présenter les motifs sur lesquels le chef de l'établissement s'est basé pour la prendre.

La décision de refus d'affectation doit également être notifiée à l'entreprise qui propose le travail et à la personne détenue.

La personne détenue qui a été classée au travail et qui a été affectée sur un poste peut signer un contrat d'emploi pénitentiaire avec le service général de la prison ou une entreprise qui propose du travail en prison.

C'est l'entreprise qui sélectionne elle-même les personnes détenues qu'elle souhaite recruter parmi les personnes classées au travail par l'administration et qui ont candidaté sur les postes qu'elle a proposés.

Le contrat d'emploi pénitentiaire doit être complété par une convention qui définit les obligations respectives de l'établissement pénitentiaire, de la personne détenue et de l'entreprise qui propose le travail.

Le règlement spécifique à chaque activité professionnelle et la grille de rémunération doivent être affichés sur les lieux de travail.

Le contrat d'emploi pénitentiaire régit tous les aspects du travail des personnes détenues. Il doit être signé par le travailleur au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant sa prise de poste.

Durée du contrat

Le contrat d'emploi pénitentiaire peut être signé pour une durée déterminée ou pour une durée indéterminée.

Le contrat à durée déterminée doit respecter certaines règles particulières.

Il doit tout d'abord comporter dès sa conclusion une date fin ferme et précise.

Par exception, le contrat à durée déterminée peut ne pas comporter de terme précis lorsqu'il est conclu pour le remplacement d'un détenu absent ou dont le contrat a été suspendu.

En outre, il est interdit de signer un contrat d'emploi pénitentiaire à durée déterminée pour pourvoir durablement un emploi permanent.

Ainsi, le contrat d'emploi pénitentiaire à durée déterminée peut être conclu uniquement pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire, et seulement dans les cas suivants :

  • Remplacement d'une personne détenue en cas d'absence ou de suspension de contrat
  • Accroissement temporaire de l'activité de travail concernée
  • Poste à caractère saisonnier

 À noter

il est interdit de conclure un contrat d'emploi pénitentiaire à durée déterminée fondé le motif d'un accroissement temporaire de l'activité dans les 3 mois suivant une résiliation pour motif économique.

Contenu du contrat et de la convention annexe

Contenu du contrat

Le contrat d'emploi pénitentiaire doit comporter les mentions suivantes :

  • Régime de travail
  • Caractère déterminé ou indéterminé de la durée du contrat
  • Clause de renouvellement si nécessaire
  • Date effective du début d'activité et, en cas de besoin, date de fin de contrat
  • Durée et conditions de la période d'essai et conditions de renouvellement
  • Description du poste de travail et des missions
  • Risques particuliers liés au poste de travail si nécessaire
  • Durée hebdomadaire ou mensuelle du travail
  • Temps de pause et de repos et jours fériés
  • Organisation des périodes d'astreinte si nécessaire
  • Montant de la rémunération et des primes éventuelles
  • Montant des cotisations sociales
  • Règles de modification du contrat
  • Règles de suspension et de fin du contrat

Lorsque le travail est accompli pour le compte d'une structure d'insertion par l'activité économique ou d'une entreprise adaptée, le contrat d'emploi pénitentiaire doit prévoir un accompagnement socioprofessionnel.

Contenu de la convention annexe

Le contrat d'emploi pénitentiaire doit être accompagné d'une convention qui comporte au moins les mentions suivantes :

  • Absences autorisées
  • Règles de modification de la convention
  • Voies et délais de recours
  • Obligations du chef de l'établissement pénitentiaire, de l'entreprise et de la personne détenue intéressée

Suspension du contrat

Le contrat peut être suspendu par l'entreprise qui propose le travail et par le service général de la prison.

L'entreprise peut suspendre le contrat d'emploi pénitentiaire pour l'un des motifs suivants :

  • Difficultés économiques conjoncturelles
  • Difficultés durables d'approvisionnement en matières premières ou en énergie
  • Sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel
  • Transformation, restructuration ou modernisation de la structure, du service, de l'entreprise ou de l'établissement pénitentiaire
  • Toute autre circonstance de caractère exceptionnel

Le service général de la prison peut aussi suspendre le contrat d'emploi pénitentiaire dans les cas suivants :

  • Sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel
  • Transformation, restructuration ou modernisation de la structure, du service, de l'entreprise ou de l'établissement
  • Toute autre circonstance de caractère exceptionnel

En cas de baisse temporaire de l'activité pour l'un des motifs de suspension, l'entreprise doit adresser à l'autorité administrative une demande d'avis en vue de la suspension du ou des contrats d'emploi pénitentiaire concernés.

La demande est écrite et doit préciser les points suivants :

  • Motifs justifiant le recours à cette suspension
  • Période prévisible de sous-activité
  • Nombre de personnes détenues concernées

L'autorité administrative est le chef de l'établissement pénitentiaire pour les activités proposées par les entreprises, et la direction interrégionale des services pénitentiaires pour le service général de la prison.

L'avis de l'autorité administrative est notifié par écrit au donneur d'ordre dans un délai de cinq jours à compter de la date de réception de la demande.

Le silence gardé pendant un délai de 5 jours sur une demande de suspension équivaut à un avis favorable.

Le ou les contrats d'emploi pénitentiaire peuvent être suspendus pour une durée maximale de 3 mois à compter de la date de réception de l'avis de l'autorité administrative.

Les contrats d'emploi pénitentiaire peuvent être suspendus pour une durée maximale de 6 mois, lorsqu'il y a des circonstances exceptionnelles.

La suspension du contrat d'emploi pénitentiaire est notifiée par écrit à chaque détenu concerné.

Résiliation

Le contrat d'emploi pénitentiaire peut être résilié par le détenu travailleur, par le service général de la prison ou par l'entreprise qui l'a recruté. La résiliation peut être amiable ou contentieuse.

Résiliation amiable

Celui qui souhaite mettre fin au contrat doit envoyer à l'autre partie une demande de résiliation écrite qui précise les motifs justifiant la décision.

Si l'autre partie accepte la demande, les conditions de la résiliation sont reportées dans un accord amiable qui doit être signé par les 2 parties. Chaque partie reçoit un exemplaire de l'accord.

Résiliation à l'initiative du détenu travailleur

En l'absence d'accord amiable, le détenu travailleur doit envoyer à l'employeur une lettre de résiliation anticipée du contrat d'emploi pénitentiaire.

Résiliation à l'initiative de l'entreprise pour insuffisance professionnelle

Si la résiliation est fondée sur l'insuffisance professionnelle ou le non-respect de l'accompagnement socioprofessionnel, l'entreprise doit convoquer le travailleur à un entretien préalable avant toute décision.

L'entreprise doit lui envoyer une lettre de convocation, qui mentionne l'objet de la convocation.

L'entretien préalable doit avoir lieu au plus tôt 2 jours ouvrables après la notification de la lettre de convocation.

Au cours de l'entretien préalable, l'entreprise doit indiquer les motifs de la décision envisagée et recueillir les observations du détenu travailleur.

La résiliation du contrat d'emploi pénitentiaire est notifiée au détenu travailleur au plus tôt 1 jour ouvrable après la date de l'entretien préalable. La lettre de résiliation doit indiquer les motifs de la décision.

Résiliation à l'initiative de l'entreprise pour motif économique

L'entreprise qui souhaite résilier le contrat d'emploi pénitentiaire pour motif économique doit démontrer la réalité de ce motif et respecter la procédure de résiliation.

Pour prouver le motif économique, l'entreprise doit démontrer que le licenciement a une cause réelle et sérieuse liée à l'un des événements suivants :

  • Difficultés économiques caractérisées soit par l'évolution significative d'au moins un indicateur économique tel qu'une baisse durable des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation ou une dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation, soit par tout autre élément de nature à justifier de ces difficultés
  • Mutations technologiques
  • Réorganisation du service, de l'entreprise ou de la structure chargée de l'activité de travail nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité
  • Cessation d'activité du service, de l'entreprise ou de la structure chargée de l'activité de travail

La procédure de résiliation varie en fonction du nombre de contrat d'emploi pénitentiaire résiliés sur une période de 30 jours.

Avant toute décision, l'entreprise doit convoquer par écrit le détenu travailleur à un entretien préalable. La lettre de convocation doit mentionner la date et l'objet de la convocation.

L'entretien préalable doit avoir lieu au plus tôt 2 jours ouvrables après la notification de la convocation.

Au cours de l'entretien préalable, l'entreprise doit indiquer les motifs de la résiliation et recueillir les observations du détenu travailleur.

La résiliation du contrat d'emploi pénitentiaire peut être notifiée au détenu travailleur au plus tôt 5 jours ouvrables après la date de l'entretien préalable. La lettre de résiliation doit indiquer les motifs de résiliation.

L'entreprise doit ensuite notifier les résiliations prononcées dans le mois à l'autorité administrative compétente.

Avant toute décision, l'entreprise doit convoquer par écrit le détenu travailleur à un entretien préalable. La lettre de convocation doit mentionner la date et l'objet de la convocation.

L'entretien préalable doit avoir lieu au plus tôt 2 jours ouvrables après la notification de la convocation.

Parallèlement, l'entreprise doit notifier le projet de résiliation à l'autorité administrative compétente (chef de l'établissement pénitentiaire ou direction interrégionale des services pénitentiaires).

La résiliation du contrat d'emploi pénitentiaire peut être notifiée au détenu travailleur au plus tôt 10 jours ouvrables après la date de l'entretien préalable. Mais si l'autorité administrative compétente a émis un avis négatif, la résiliation ne peut pas être notifiée au détenu travailleur avant la réponse de l'entreprise.

Résiliation à l'initiative du chef de l'établissement pénitentiaire

Le chef de l'établissement pénitentiaire peut résilier le contrat d'emploi pénitentiaire pour un motif lié aux besoins du service.

Avant toute décision, il doit convoquer le détenu travailleur à un entretien préalable pour lui présenter le motif.

Les motifs qui sont considérés comme liés aux besoins du service et qui peuvent justifier la résiliation du contrat d'emploi pénitentiaire sont les suivants :

  • Disparition des besoins du service ou suppression du poste qui a justifié la conclusion du contrat d'emploi pénitentiaire
  • Transformation des besoins du service ou du poste lorsque le détenu travailleur n'est pas en mesure de s'adapter à cette transformation
  • Refus du détenu travailleur d'une modification d'un élément essentiel de son contrat d'emploi pénitentiaire, liée par exemple à une modification de la quotité de temps de travail ou à un changement de poste

La résiliation du contrat d'emploi pénitentiaire est notifiée au détenu travailleur au plus tôt 5 jours ouvrables après la date de l'entretien préalable. La lettre de résiliation doit présenter les motifs sur lesquels le chef de l'établissement s'est basé pour sa décision.

Temps de travail

L'organisation du temps de travail doit être précisée dans le contrat d'emploi pénitentiaire et dans l'annexe qui l'accompagne.

Lorsqu'il s'agit d'un travail pour une entreprise extérieure, le travail proposé au détenu doit être suffisant pour occuper une durée normale d'une journée de travail.

Modification de la durée de travail

Toute modification de la répartition de la durée du travail entre les jours de la semaine ou entre les semaines du mois doit être portée à la connaissance du détenu travailleur au moins 24 heures à l'avance.

Si le détenu travailleur est prévenu moins de 24 heures à l'avance du changement de la durée de travail, il peut refuser d'effectuer les heures supplémentaires ou complémentaires.

Le refus d'accomplir les heures supplémentaires ou complémentaires proposées moins de 24 heures à l'avance ne constitue ni une faute disciplinaire, ni un motif de résiliation du contrat d'emploi pénitentiaire.

Durée et aménagements du temps de travail

Les horaires de travail doivent prévoir le temps nécessaire au repos, aux repas, à la promenade et aux activités éducatives et de loisirs.

La durée de travail pour un contrat à temps complet est de 35 heures par semaine.

Le travailleur détenu est considéré comme effectuant un travail à temps partiel si la durée de son travail est inférieure à 35 heures par semaine ou à 1771 heures par an.

La durée de travail minimale hebdomadaire en cas de travail à temps partiel est de 10 heures.

La durée quotidienne de travail maximale par détenu est de 10 heures.

La durée maximale hebdomadaire de travail est de 48 heures.

La semaine débute le lundi à 0 heure et se termine le dimanche à 24 heures.

L'entreprise qui propose du travail peut mettre en place un dispositif d'aménagement du temps de travail sur une période de référence supérieure à la semaine. Mais, sur une année, cette période ne peut excéder la date prévisionnelle de libération du détenu. Les heures supplémentaires ou complémentaires sont décomptées à l'issue de cette période de référence.

Les heures supplémentaires sont les heures effectuées au-delà de la durée de travail maximale de la période.

Les heures complémentaires sont les heures effectuées au-delà de la durée prévue par le contrat d'emploi pénitentiaire et calculée sur la période de référence.

Toute heure supplémentaire effectuée donne droit à une majoration de la rémunération.

Les heures supplémentaires se décomptent par semaine.

Les 8 premières heures supplémentaires donnent lieu à une majoration de la rémunération de 25 %.

Les heures suivantes donnent lieu à une majoration de 50 %.

Les heures supplémentaires peuvent être accomplies dans la limite d'un contingent annuel de 220 heures.

Temps partiel

Des horaires à temps partiel peuvent être pratiqués à l'initiative de l'entreprise ou à la demande du détenu travailleur.

Toute heure de travail au-delà de la durée de travail prévue par le contrat d'emploi pénitentiaire à temps partiel est une heure complémentaire.

L'accomplissement d'une heure complémentaire donne droit à une majoration de la rémunération.

La majoration de la rémunération est de 10 % pour chacune des heures complémentaires accomplies dans la limite de 10% des heures prévues au contrat d'emploi pénitentiaire.

La majoration de la rémunération est de 25 % pour chacune des heures accomplies entre 10 et 50% des heures prévues au contrat.

Le nombre d'heures complémentaires effectuées au cours d'un semaine ou d'un mois ne doit pas dépasser 50% de la durée de travail hebdomadaire ou mensuelle prévue dans le contrat d'emploi pénitentiaire.

Astreintes

Une période d'astreinte est une période pendant laquelle le détenu n'est pas au travail, mais se rend disponible pour pouvoir intervenir en cas de sollicitation de l'employeur.

Si le travailleur est sollicité par l'employeur, la durée de son intervention est considérée comme un temps de travail effectif.

La période d'astreinte doit faire l'objet d'une contrepartie, soit sous forme financière, soit sous forme de repos.

La période d'astreinte est prise en compte pour le calcul de la durée minimale de repos quotidien et des durées de repos hebdomadaires.

L'organisation des astreintes et leur mode de compensation sont fixées par l'entreprise, après avis du chef de l'établissement pénitentiaire et après information de l'agent de contrôle de l'inspection du travail.

Le mode d'information des détenues sur l'astreinte doit être prévu dans le contrat d'emploi pénitentiaire.

La programmation individuelle des périodes d'astreinte doit être portée à la connaissance du détenu travailleur une semaine à l'avance. En cas de circonstances exceptionnelles, le détenu doit être averti au moins un jour franc à l'avance.

En fin de mois, l'entreprise doit remettre au détenu qui a effectué des astreintes un document récapitulant le nombre d'heures du mois écoulé et la compensation correspondante.

L'entreprise doit tenir à la disposition de l'inspection du travail, pendant une durée d'un an, le récapitulatif des heures d'astreinte effectuées par les détenus au cours du mois écoulé et la compensation correspondante.

Repos quotidien

Le détenu travailleur a droit à un repos quotidien d'une durée minimale de 11 heures consécutives.

Dès que le temps de travail quotidien atteint 6 heures, la personne détenue doit bénéficier d'un temps de pause d'une durée minimale de 20 minutes consécutives.

Repos hebdomadaire

Il est interdit de faire travailler une personne détenue plus de 6 jours par semaine.

Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche.

Sa durée doit être de minimum 24 heures consécutives, auxquelles s'ajoutent les heures de repos quotidien.

Le repos hebdomadaire peut être suspendu pour les détenus qui doivent effectuer des travaux urgents de sécurité dans l'établissement. Dan ce cas, les détenus doivent bénéficier d'un repos compensateur d'une durée égale au repos supprimé.

Jours fériés

Les détenus ne doivent pas travailler les jours fériés.

Néanmoins, les détenus affectées sur un poste de travail nécessaire au bon fonctionnement de l'établissement pénitentiaire peuvent travailler durant les jours fériés.

Ce travail ne fait pas l'objet d'une majoration de la rémunération sauf si le travail a eu lieu le 1er mai.

Le travail effectué le 1er mai donne droit au double de la rémunération normale.

Rémunération

Les taux de rémunération sont portés à la connaissance des personnes détenues par voie d'affichage.

La rémunération versée mensuellement est calculée sur la base de la durée du travail fixée dans le contrat d'emploi pénitentiaire.

En cas de travail à temps partiel, la rémunération doit être proportionnelle à celle du détenu qui a la même qualification et qui travaille à temps complet auprès du même employeur.

La rémunération minimale horaire du travail accompli dans le cadre du contrat d'emploi pénitentiaire est de :

  • 5,07 € pour les activités de production
  • 3,72 € pour le service général, classe I
  • 2,82 € pour le service général, classe II
  • 2,25 € pour le service général, classe III

Le détenu travailleur peut bénéficier de primes liées à la productivité ou à l'ancienneté ou toute autre prime à caractère exceptionnel de la part de l'entreprise qui l'a embauché.

Les rémunérations des détenus bénéficiant d'un contrat d'emploi pénitentiaire sont versées à l'établissement pénitentiaire, sauf si le juge de l'application des peines en a décidé autrement.

L'établissement pénitentiaire doit prélever les cotisations sociales, patronales et salariales avant d'approvisionner le compte nominatif du détenu travailleur. Les sommes prélevées doivent être versées aux organismes de recouvrement compétents.

Hygiène et sécurité au travail

Le détenu travailleur a droit comme tous les travailleurs à la protection de sa sécurité et de sa santé.

Les règles d'hygiène et de sécurité prévues par le code du travail sont applicables au travail en prison.

Elles peuvent être complétées par des règles particulières insérées dans le contrat d'emploi pénitentiaire ou dans la convention qui l'accompagne.

Lorsque le travail est effectué pour le compte d'une entreprise, elle doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale du détenu travailleur.

Le chef de l'établissement pénitentiaire peut solliciter l'intervention de l'inspection du travail en cas de besoin pour garantir le respect de ces règles.

Mixité

Le travail en prison doit être organisé dans un cadre de mixité, sauf si le maintien du bon ordre et de la sécurité de l'établissement s'y oppose.

Protection sociale

L'employeur du détenu travailleur doit prendre en charge ses cotisations pour la retraite.

Le détenu travailleur à droit à la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Mais le droit à la prime d'activité du détenu travailleur est suspendu pendant la période d'incarcération.

Il y a plusieurs possibilités.

Service général de la prison

La personne détenue peut travailler pour le service général de la prison.

Ce régime consiste à confier au détenu des travaux d'entretien des locaux et des tâches nécessaires au fonctionnement de l'établissement.

Par exemple, faire des travaux d'entretien des locaux ou laver le linge.

Régie industrielle des établissements pénitentiaires (Riep)

La personne détenue peut travailler pour la régie industrielle des établissements pénitentiaires (Riep).

Le travail s'effectue alors sous le contrôle direct de l'administration pénitentiaire, dans des ateliers gérés par le service de l'emploi pénitentiaire (SEP).

Le détenu produit des biens et des services qui sont vendus à l'extérieur.

Régime de la concession

La personne détenue qui travaille en prison peut également exercer son activité pour le compte d'une entreprise privée.

On parle du régime de la concession : l'administration pénitentiaire conclut un contrat avec une entreprise qui installe ses ateliers dans les locaux de la prison.

C'est l'entreprise qui organise alors le travail.

Gestion déléguée

Dans un certain nombre d'établissements pénitentiaires, l’État délègue à des entreprises privées, par le biais d'un marché public ou d'un contrat de partenariat, tout ou partie des missions non-régaliennes de leur gestion. Missions concernées : restauration, maintenance des locaux ou encore la gestion du travail des personnes détenues, au service général ou en production.

Dans les établissements dans lesquels le travail en production est délégué à une telle entreprise, cette dernière organise ce travail, à l'instar des entreprises concessionnaires.

Cas du travail hors de la prison

Les personnes condamnées peuvent dans certains cas être employées en dehors du domaine affecté à l'établissement pénitentiaire, mais sous le contrôle de l'administration.

C'est le régime de placement à l'extérieur sous surveillance du personnel pénitentiaire.

Pour être désigné à travailler sous ce régime, les détenus doivent présenter des garanties suffisantes pour la sécurité et l'ordre public et faire partie d'une des catégories suivantes :

  • Personnes ayant une durée d'incarcération inférieure ou égale à 5 ans et n'ayant pas été condamnées antérieurement à une peine privative de liberté supérieure à 6 mois
  • Personnes remplissant les conditions de délai requises pour être proposées au bénéfice de la libération conditionnelle, quels que soient leurs antécédents et la durée de l'incarcération à subir
  • Personnes remplissant les conditions de délai requises pour être admises à la semi-liberté
  • Personnes pouvant faire l'objet d'un placement extérieur sans surveillance du personnel pénitentiaire

Le travail peut être effectué pour le compte d'une administration, d'une collectivité publique, d'une personne physique ou d'une entreprise.

Le chef de l'établissement pénitentiaire doit informer le préfet de département de l'emploi de personnes condamnées en dehors du domaine affecté à l'établissement pénitentiaire.

Les personnes détenues placées à l'extérieur demeurent soumises à la surveillance effective du personnel pénitentiaire.

Le personnel pénitentiaire doit leur appliquer le régime disciplinaire de la prison, notamment en ce qui concerne les communications avec les tiers. L'employeur doit respecter les indications qui lui sont données à ce sujet par le personnel pénitentiaire.

À la fin de chaque journée de travail, les personnes détenues sont réintégrées au sein de l'établissement pénitentiaire, sauf si le juge de l'application des peines en a décidé autrement.

En cas de placement à l'extérieur sous surveillance, l'employeur ou le directeur de l'établissement de formation ou de soins doit prévenir l'administration pénitentiaire de tout incident ou de toute absence.

Les décisions de refus de classement, de déclassement, de refus d'affectation ou de fin d'affectation peuvent faire l'objet d'un recours.

Le recours doit être fait dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision, via un écrit envoyé au directeur interrégional des services pénitentiaires.

Le directeur interrégional dispose d'un délai d'1 mois à compter de la réception du recours pour répondre. Il doit motiver sa décision.

L'absence de réponse dans ce délai équivaut à une décision implicite de rejet.

La décision implicite de rejet peut être attaquée devant le tribunal administratif.

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